La jeunesse d'aujourd'hui est morne. Regard blasé, poches sous les yeux, bouteille dans la main gauche, joint dans la main droite et cuisses ouvertes, c'est comme ça, maintenant.
Tous nos espoirs sont morts.
On nous rabâche sans cesse de travailler, que la crise est en plein essor; On nous apprends à ne pas faire confiance aux étrangers, aux garçons et on finit par ne plus faire confiance à personne.
Alors on boit, on fume, on sort autant qu'on le peut en se demandant de quoi le lendemain sera fait, sans vraiment s'y intéresser.
On entends partout que l'humanité est en danger: réchauffement climatique, fonte des glaces, crises économiques, guerres, dictatures, génocides...
On ne peut rien y faire, on ne voit pas d'avenir dans un monde gengréné, pourrissant petit à petit.
Depuis tout petit, on apprends en imitant les gens, caractère, manières, règles de vie (...) A l'adolescence, on imite le monde qui nous entoure. Une gorgée de mauvais rosé pour le réchauffement climatique, une caresse pour la crise et une taffe sur le joint pour les malheureux.
On se détruit pour ne pas voir le monde qui nous entoure s'effondrer.
Le pire c'est que malgré tout, on arrive à se plaire comme ça.
Ça ne me gène en aucun point d'arriver éclatée en cours les yeux bouffis et cernés de noir. Le fait de baiser avec un peu n'importe qui non plus.
Trop de limites tuent les limites, ce sont les plus couvés qui partent toujours en couille.